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Foreign Affairs Council

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Bonjour.

Fait un commentaire pour commencer sur la Cour pénale internationale.

Vous savez que la Belgique est de longue date une défenseuse de cette institution et donc condamne très lourdement les sanctions qui ont été décidées à son encontre par les Etats-Unis d'Amérique.

C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité avec mes collègues hollandais qu'un point soit inscrit à l'ordre du jour aujourd'hui,

demandant notamment que la Commission alors enclenche les analyses nécessaires pour activer le blocking statute. Je crois que c'est vraiment indispensable.

D'après les échos que nous recevons, il y a déjà aujourd'hui, par effet d'anticipation,

une série de partenaires de la Cour pénale internationale qui cessent de lui apporter son soutien.

C'est dramatique parce que nous devons soutenir ces institutions qui luttent contre l'impunité à l'égard des crimes les plus graves.

Il ne faut pas que ce soit à nouveau la loi du plus fort qui prévale.

Cette juridiction internationale doit pouvoir agir en toute indépendance,

indépendamment de savoir quel est le pays qui se met en défaut.

Je crois que c'est un premier point essentiel. Deuxième, l'Ukraine. On doit rester évidemment aux côtés.

De l'Ukraine, on entend la possibilité qu'il y ait un cessez-le-feu énergétique. C'est une bonne chose en soi.

Mais depuis son annonce, on voit que les Russes ont continué d'attaquer les infrastructures énergétiques aux portes de l'hiver en Ukraine,

notamment à Kharkiv.

Il faut que les choses soient suivies d'effet.

On peut difficilement exiger qu'il y ait des élections qui soient organisées quand les bombes ou les drones continuent de voler au-dessus de vos têtes et qu'il y a éventuellement un soldat russe qui est devant vos urnes.

Donc je crois que c'est un élément aussi important.

On regrette d'ailleurs qu'il y ait eu le retrait de certaines personnes de la liste des sanctions.

La Belgique pense qu'au contraire, on doit intensifier celle-ci pour continuer d'avoir un impact et de peser sur le rapport de force.

S'agissant enfin du moyen-orient on est effectivement très interrogatif sur l'évolution des choses dans la région. Il est d'ailleurs assez paradoxal.

De voir les Etats-Unis conclure aujourd'hui un deal avec le président Poutine en matière énergétique pour essayer de faire baisser les prix à la pompe alors que Ceux-ci ont augmenté d'abord et avant tout en raison du conflit qu'ils ont eux-mêmes enclenché au moyen-orient.

Je crois que c'est vraiment indispensable qu'on réitère notre soutien et notre solidarité à l'égard de l'Arabie saoudite,

condamnant les attaques de nature terroriste menées par les houthis. Il faut voir aussi l'impact. Dans la région.

De manière générale, on voit jusqu'à la Corne de l'Afrique des problèmes extrêmement importants,

avec la nécessité d'essayer d'agir diplomatiquement et collectivement pour faire en sorte que les choses se calment en Ethiopie.

Bien entendu, que les différents détroits dans la région puissent ne pas entraver à la fois l'aide alimentaire et les besoins énergétiques.

C'est toute la liberté de circulation maritime qui doit être garantie. Autant d'éléments.

Que la Belgique va rappeler avec force aujourd'hui autour de la table. Je vous remercie.

Media information
ID I-295954
Date 12/10/2026
Duration 03:13
Languages Original
Personalities Maxime Prévot
Location European Conference Centre Luxembourg
Institution Council of the European Union
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