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Foreign Affairs Council

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Bonjour à toutes et tous.

Je suis aujourd'hui à Luxembourg pour le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne,

au cours duquel nous allons prendre une décision très importante au sujet de la situation en Ukraine,

qui est le plus grand paquet de sanctions à l'encontre d'entités et d'individus.

Russe, responsable du complexe militaro-industriel engagé dans la guerre d'agression russe en Ukraine depuis plus de 4 ans maintenant.

Cela s'inscrit dans notre politique constante de pression sur la Russie.

Avec ses 1600 désignations, nous passons de 3000 à 4600 désignations depuis le début de la guerre d'agression russe en Ukraine.

En parallèle, nous allons acter aujourd'hui le principe d'une restriction.

De l'accès des anciens combattants sur le front ukrainien au territoire de l'Union européenne.

Autant de mesures qui participent, je le disais,

à alourdir à aggraver la facture que paye Vladimir Poutine dans ce dans cette guerre coloniale et impérialiste qui doit impérativement cesser. Nous voulons que tout cela se poursuive.

C'est la raison pour laquelle nous plaidons pour la préparation dans les semaines qui viennent d'un 22e paquet de sanctions.

C'est la raison pour laquelle nous allons continuer à exercer une pression sur la flotte fantôme, ces navires que la Russie utilise pour contourner les sanctions.

Nous organiserons cet automne une conférence internationale dédiée à ce sujet à Paris.

J'en viens à la situation au Proche et Moyen-Orient qui sera au centre de nos débats aujourd'hui.

Je regrette très vivement la décision annoncée par le président de l'Autorité palestinienne d'un report des élections législatives qui étaient prévues le 28 novembre 2026 et des élections présidentielles prévues au premier trimestre de l'année prochaine.

C'est le plus mauvais service que l'on pouvait rendre.

Aux Palestiniens qui ont le droit d'exprimer leur aspiration à l'autodétermination et de le faire au travers d'élections libres et démocratiques en se choisissant des chefs. Je constate d'ailleurs de nombreuses expressions.

De regret de cette décision de la part de dirigeants et de responsables palestiniens.

Nous en appelons au président de l'Autorité palestinienne à revenir sur cette décision et à organiser au plus vite ces élections législatives et ces élections présidentielles.

J'ai demandé à ce qu'une mission de l'Union européenne puisse être dépêchée sur place pour éviter évaluer les obstacles matériels et politiques qu'elle a tenu de ces élections.

Elle est prête à se déployer sur le terrain.

Je souhaite qu'elle puisse engager le travail,

qu'elle puisse faire un rapport au conseil des Affaires étrangères sous les plus brefs délais.

Pour que nous puissions d'une part,

nous faire notre propre opinion sur les entraves et les obstacles à la tenue de ce scrutin indispensable et que nous puissions par ailleurs nous tenir prêts à soutenir les autorités palestiniennes pour l'organisation d'un tel scrutin.

Nous continuerons à soutenir les institutions palestiniennes si durement éprouvées.

Mais cela suppose évidemment que les engagements qui ont été pris, notamment celui de tenir les élections législatives,

de tenir les élections présidentielles dans un pays qui en a été privé depuis 20 ans maintenant,

bien que ces engagements soient tenus. Au Liban.

Je me réjouis que nous ayons pu adopter le principe d'une mission d'appui aux forces de sécurité intérieures et aux forces armées libanaises.

Elle aura un certain nombre de missions qu'elle conduira pendant une période d'au moins 3 ans.

Celle d'assurer le renforcement de la frontière, la sécurisation maritime et la lutte anti-drone dans son volet militaire et dans son volet civil,

d'appuyer la police libanaise dans ses missions du quotidien.

Missions qui sont aujourd'hui prises en charge par l'armée libanaise au détriment de ses autres missions. En Arabie saoudite.

Nous avons condamné avec la plus grande fermeté les attaques odieuses conduites par les Houthis sur l'aéroport de Riyad,

qui ont fait de très nombreuses victimes, dont une ressortissante française qui a été grièvement blessée à cette occasion.

Nos équipes sur place, ambassades et consulats sont en lien étroit avec sa famille et ses proches pour s'assurer qu'elles ne manquent de rien.

Ces attaques doivent cesser car elles font peser à la fois sur la région et plus largement.

Sur le monde des dangers que nous ne pouvons accepter.

Enfin,

je veux à mon tour condamner fermement les décisions de sanctions qui ont été prises par les Etats-Unis d'Amérique à l'encontre de la Cour pénale internationale et qui pourrait entrer en vigueur dans une période de six mois.

Nous souhaitons qu'un dialogue puisse s'engager entre notamment l'Union européenne et les Etats-Unis pour que ces derniers puissent revenir sur ces décisions.

A défaut, nous nous tenons prêts à activer le règlement de blocage.

Cette disposition de notre droit qui permet de protéger les entreprises et institutions contre des sanctions étrangères et de permettre ainsi à la Cour pénale internationale,

pilier de l'architecture du droit international, de fonctionner convenablement. Nous en avons besoin sur les sanctions.

On entend souvent dire que c'est encore le plus gros paquet. Elle marche, elle fonctionne. Pourtant, la guerre continue. Les sanctions que nous prenons aujourd'hui. 1600 désignations.

C'est tout simplement le plus gros volet de sanctions que nous ayons jamais prises depuis le début de la guerre. Est-ce que les sanctions fonctionnent.

Oui, elles ont privé la Russie de Vladimir Poutine de l'équivalent de 500 milliards d'euros de ressources qui auraient été sinon engouffrées dans cette guerre coloniale.

500 milliards, c'est l'équivalent de trois années de plus de trois années d'efforts de guerre.

Nous avons privé Vladimir Poutine grâce à ces sanctions européennes.

Des ressources dont il aurait eu besoin ou dont il aurait besoin pour mener sa guerre pendant trois ans.

Mais si Trump fait des deals avec Poutine comme ce week-end est-ce que ça va continuer de marcher.

De toute façon, ça va continuer de marcher car nos sanctions s'appliquent et elles vont continuer de s'appliquer.

Je le redis, si Vladimir Poutine a échoué à percer le front ukrainien,

à venir à bout de la résistance héroïque du peuple ukrainien, c'est d'abord grâce à son courage admirable.

Mais c'est aussi grâce à l'appui indéfectible des Européens qui ont tout à la fois exercé cette pression sur la Russie,

avec notamment les sanctions qu'ont privées Vladimir Poutine de tant de ressources qu'il aurait pu engouffrer dans sa guerre. C'est également le soutien à l'Ukraine.

Je me réjouis que la semaine dernière, un nouveau décaissement du prêt de 90 milliards d'euros ait pu parvenir à l'Ukraine entre 5 et 6 milliards d'euros,

un peu plus de 5 milliards d'euros. Autant de ressources à disposition de l'Ukraine. Et puis la préparation de la paix. Nous l'avons dit, nous soutenons le. Un cessez-le-feu énergétique.

Nous soutenons un moratoire sur les frappes en mer Noire qui doivent être le préalable à une négociation plus large qui permette d'aboutir à une paix juste et durable.

Pix qui doit être garantie, garanties qui peuvent être apportées par la coalition des volontaires.

Que nous avons formé il y a plus d'un an et demi maintenant et qui va poursuivre son travail de planification avec des exercices qui se tiendront dans les pays frontaliers de l'Ukraine cet automne.

The visa deal by Trump and Putin kind of frustrating everything that the European Union is working for?

No, you should always focus on your own strategy, and our strategy is very simple.

Support to Ukraine with the €90 billion loan and with a payment of north of €5 billion last week,

support on energy as well and military support. Pressure on Russia. That's the second angle of our strategy.

And today we're showcasing our resolve by taking 1600 new designations and sanctions against individuals and entities involved in the industrial and military complex in Russia. And the third angle.

Is preparation of peace,

support for an energetic ceasefire and support and ongoing work by the coalition of the willing to prepare the security guarantees that will be needed for peace to be durable.

Do you see the US still as a partner in supporting Ukraine?

Let us focus on what we can do and what we can continue to do in order to get to our common objective,

which is a just and durable peace.

Peace cannot be durable if it is not just,

if it does not respect the right of Ukraine to self-determination and territorial integrity.

So let us put the Ukrainian leadership in the best possible position to negotiate such a durable peace.

Thank you very much. That's it.

Media information
ID I-295952
Date 12/10/2026
Duration 09:18
Languages Original
Personalities Jean-Noël Barrot
Location European Conference Centre Luxembourg
Institution Council of the European Union
Views 298