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Visit of Hadja Lahbib, European Commissioner, to France: press briefing

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Repars aujourd'hui qui vont énormément travailler. Merci beaucoup.

L'équipage des techniciens, parce que tout le monde est plusieurs jours. Portugaise. Merci beaucoup, ce sont les équipes. La délégation Portuguaise e Suédoise. How are you doing? Thank you for everything you're doing.

So we, we are in life from, from my so move, move, just move. First, thank you. The I will.

Croate qui est venue nous rejoindre aussi et qui presse également. Thank you. Voilà la photo. Voilà, on va faire la photo.

I'm the nephew, so I became a student. OK.

Voilà Voilà, c'est beau, merci,

oui ça fait ça fait chaud au coeur. Voilà.

Bon, on va faire un petit point presse maintenant.

Non, je pense que c'est Madame la commissaire donc voilà bienvenue c'était Je vais improviser,

je pense, on va pas faire de discours, c'est pas l'heure.

Je pense que l'heure n'est n'est pas vraiment au discours,

mais à l'action et l'action on vient de la voir à l'oeuvre.

Ce à quoi on assiste, c'est un phénomène sans précédent. Ici, au coeur de l'Union européenne.

La solidarité, comme vous le savez, est inscrite dans notre traité.

Et là, elle est passée à l'action plus que jamais avec des centaines de pompiers qui ont été prépositionnés.

Depuis le mois de juin et quelques-uns sont sont derrière moi.

Ils viennent de de Croatie, du Portugal de Turquie.

On a comme vous le savez, 27 pays européens la Suède aussi excusez-moi mais il y a aussi le Luxembourg, il y a des Belges,

c'est difficile de tous les nommer sans manquer d'en oublier quelques-uns là un hélicoptère qui se pose.

Je viens moi-même d'ailleurs de parcourir la zone avec le contrôleur des pompiers mais avec aussi les généraux derrière moi, Madame la préfète,

on a vu des feux qui repartent donc la vigilance doit rester à l'ordre du jour et je voudrais commencer par témoigner ma gratitude et mon profond respect à tous les volontaires qui sont mobilisés.

Qui n'hésitent pas à mettre leur propre vie en danger pour sauver celle des autres.

Comme vous le savez, on a perdu ici en Gironde deux pompiers,

deux pompiers qui n'ont pas encore pu être enterrés d'ailleurs tellement l'urgence est importante.

On est face maintenant à une journée où les choses sont quelque peu stabilisées.

Ça ne veut pas dire que le feu est fixé, donc on va devoir maintenir les efforts.

Comme je vous l'ai dit, on a prépositionné quelque 800 pompiers à travers 6 pays à risque. La France, l'Espagne, l'Italie, la Grèce. Vous m'entendez? Non, le Portugal, Chypre.

Et un hélicoptère qui atterrit au moment où on se parle.

Voilà, c'est c'est précisément un des hélicoptères je pense de notre réserve stratégique.

Nous en avons au total 5 hélicoptères de notre réserve européenne stratégique plus 22 et 11 moyens aériens ont été positionnés ici pour répondre à l'urgence en France,

c'est sans précédent.

On a 42 000 hectares qui sont partis en fumée.

Malheureusement 220 déplacés, mais aussi Madame la préfète,

vous me confirmerez ça sans doute des citoyens qui peuvent tout doucement commencer à rentrer chez eux.

L'essentiel, c'est d'avoir pu sauver des vies, d'avoir pu arrêter le feu, sa progression en tout cas,

comme vous le savez, il y a des sites stratégiques près de Bordeaux qu'il fallait aussi absolument protéger.

Et donc tout cela sera riche d'enseignements pour le futur.

Comme chaque été nous allons tirer les leçons de ce qui s'est passé cet été mais c'est sans précédent, ça c'est sûr,

on a des phénomènes climatiques comme ces ces orages de feu qui n'ont jamais été vus avec cette ampleur en tout cas sur le sol européen,

on voit ça plutôt au Canada plutôt en Australie quelque peu en Espagne où nous sommes actifs aussi.

Et donc voilà ici, on est tous rassemblés en Gironde parce que c'est c'est important la la l'ampleur des dégâts.

Mais il y a aussi des feux à l'heure où on se parle en Crète où trois pompiers ont perdu la vie hier il y a des feux en Turquie,

on est en train d'évacuer là-bas aussi des plages touristiques donc c'est un phénomène global.

On pensait que le réchauffement climatique était quelque chose d'abstrait pour le centre de l'Europe. Mais c'est pas du tout le cas. Le réchauffement climatique est là.

Il nous demande de nous adapter,

d'anticiper mieux les risques et cela correspond tout à fait à la stratégie aussi que nous avons présentée il y a un an et demi maintenant et à la recommandation pour la gestion globale des de l'anticipation aussi des feux de forêt.

Donc voilà, je suis prête à à répondre à à vos questions Madame la préfète peut-être vous vous avez quelques mots non je pense que effectivement grâce à cette réserve européenne aux renforts qui sont arrivés,

qui continuent à arriver,

qui se relèvent qui se relaient c'était un apport très considérable et c'est vraiment dans la bataille qu'on mène et que mènent les les pompiers.

Français, ceux de la Gironde, ceux des autres départements de la Nouvelle-Aquitaine et du reste du pays.

Votre rapport a été essentiel et et ce que les témoignages qui nous ont été apportés ce matin sur le terrain par les par exemple par les sapeurs-pompiers Ulisses qui sont inscrits dans ce dispositif disaient aussi à quel point ils étaient impressionnés par l'importance du dispositif et que c'était très riche d'enseignements aussi pour eux.

Oui et dire aussi que s'il y a eu une telle mobilisation internationale pour aider la France,

c'est que la France a souvent aidé aussi grâce à ce mécanisme de solidarité européenne.

Si on prend la dernière décennie,

la France a contribué à aider 130 fois plus de 130 fois des pays qui étaient eux-mêmes aussi face à des catastrophes naturelles.

Donc c'est un mécanisme qui est donnant donnant gagnant gagnant et que nous allons encore augmenter avec les leçons tirées de cet été.

Vous venez de citer tous les pays qui sont touchés actuellement par les incendies.

Est-ce que l'Union européenne est prête actuellement, on a l'impression que Pour l'instant, ça brûle partout.

Est-ce qu'on est dépassé est-ce qu'il y a assez de cada est-ce qu'il y a assez de moyens.

En tout cas, nous avons pu répondre à toutes les demandes. Le mécanisme fonctionne. Nous n'avons jamais dû refuser une aide.

Nous avons même envoyé d'ailleurs des moyens aériens en Tunisie qui étaient positionnés en Sicile.

Avec donc des Canadair qui sont partis éteindre des feux là-bas donc ça veut dire que ça marche est-ce que ça veut dire que c'est suffisant nous avons une approche globale qui consiste aussi à anticiper à reconstruire différemment je crois qu'il y aura un temps pour tirer les les conclusions avec nos scientifiques on a vu par exemple en survolant les zones là tout à l'heure des zones entières qui ont été protégées du feu qui sont restées vertes.

Donc comment expliquer ça Ce sera notre système EFI qui est donc un échange de d'informations sur les feux de forêt et Aristotle donc qui est aussi un autre con- con- consortium de de scientifiques qui vont analyser tout ça et tirer les conclusions ce que j'entends aussi c'est que le les entraînements qui ont été faits tout au long de l'année ont été payants.

Les Ulisses qui ne font pas partie en fait du mécanisme de protection civile de l'Union européenne,

se sont inscrits dans ce mécanisme grâce à l'expérience de 2022 parce qu'ils ont les mêmes modules.

Donc Crimson par exemple, ils ont intégré des mécanismes européens et ils rejoindront certainement.

D'ailleurs, c'est en négociation le le le mécanisme de solidarité européenne donc C'est c'est c'est vraiment avoir une approche globale, reconstruire différemment,

adapter l'habitat il va falloir replanter aussi les forêts qui étaient exploitées commercialement c'est un coût énorme,

mais c'était uniquement des sapins.

Donc quand on voit toutes ces monocultures, on se dit que ça va représenter un brasier idéal évidemment,

mais ça date de de Napoléon II m'a-t-on dit donc voilà, c'est c'est très ancien.

On va reconstruire, regénérer la nature aussi différemment. We're from Sky News.

Britain is currently also seeing some wildfires on the eastern coast, even in London this morning.

If we ever see a fire the size of what we're seeing in France, in Britain, would the EU step up to help?

What I know is that Britain, Great Britain, has activated the first for satellite rapid mapping,

so we are well aware and we are in contact.

Our mechanism is broader than 27 plus 10. So it's worldwide.

Tunisia, for instance,

has activated the mechanism 3 days ago and we responded and so we will do the same for Great Britain.

Concernant les laissant tirer, je vais poser ma question en anglais aussi.

This wildfire season comes at a time when climate policies have really fallen out of vogue.

There's much more focus in the EU on deregulation.

Is there a lesson to be learned toward member states on that too?

There are always lessons to be learned, but this is not the time for. Controversy or accusation. This is a time of unity, solidarity.

What we need is more Europe, more unity, more solidarity.

Est-ce qu'il ne faut pas monter en puissance.

On va avoir des étés de plus en plus chauds.

On le sait, est-ce qu'il ne faut pas faire beaucoup plus à l'échelle de l'Union européenne pour y répondre.

Ce que vous me dites est musique à mes oreilles, comme on dit en anglais.

Bien sûr, c'est ce que nous avons proposé d'ailleurs d'augmenter notre mécanisme de solidarité.

Nous étions si on prend un point de repère qui est 2022 important pour la France.

Nous avions une centaine de pompiers prépositionnés uniquement en Grèce.

Aujourd'hui, on est à près de 800 pompiers qui circulent à travers 6 pays et qui viennent de 14 pays. L'année prochaine, mon objectif, c'est de leser. Doubler. Espérons pouvoir les doubler. Nous avons aussi commandé des Canadair. 12 Canadair sont en fabrication.

Nous avons aussi demandé un budget qui est à la mesure du défi. Un budget ambitieux de 10,7 milliards.

Vous savez que nous négocions à l'heure actuelle le cadre financier multiannuel.

J'espère que les États membres auront en tête ce qu'il se passe aujourd'hui, quand il faudra voter,

dire oui ou non, donnons-nous les moyens de faire face à ces catastrophes.

Naturel auquel aucun Etat dans le monde ne peut faire face seul. C'est une certitude.

Ce qu'il nous faut, c'est plus de solidarité, plus de moyens ensemble et aussi une coopération.

L'un des défis qui est revenu constamment à la bouche des pompiers que j'ai rencontrés sur le terrain, c'est la coordination. Il ne suffit pas d'envoyer des moyens. Il faut aussi pouvoir les gérer.

Pour ça, il faut qu'on parle la même langue.

Pas nécessairement la langue nationale, mais le même langage.

Et si ça se passe aussi bien avec l'Allemagne, la France, la Belgique, la Suisse,

c'est parce qu'il y a une coordination transfrontalière qui permet d'avoir des équipes qui sont directement opérationnelles,

s'entraîner toute l'année, avoir des mécanismes qui sont prévus à l'avance.

C'est ça qui va permettre finalement de nous adapter aux changement climatique. Vous avez dit que c'était abstrait.

Vous avez dit que c'est abstrait le réchauffement climatique.

Comment ça peut être dans la tête de certains.

Oui, mais je n'ai pas dit j'ai dit que nous le vivons là maintenant,

le réchauffement climatique, ce n'est pas quelque chose qui concerne les pays du Sud.

Vous savez, le premier pays qui a activé le mécanisme de solidarité pour un feu de forêt, ce sont les Pays-Bas.

C'est arrivé le 30 avril, en dehors de la saison et en dehors de la zone habituellement confrontée aux feux de forêt.

Ça montre que nous devons absolument nous adapter et que le changement,

le changement climatique, c'est une réalité auxquelles on fait face aujourd'hui.

Vous dites que la saison a commencé dès le 30 avril.

Vous avez parlé aussi de pompiers qui sont morts en Gironde malgré la coopération, l'aide, les renforts.

Est-ce qu'il y a de la fatigue par les enfin les pompiers avec qui vous avez échangé ou les retours que vous avez dans d'autres pays aussi.

On peut se dire que la saison des feux elle est très longue, elle est plus intense.

Enfin comment est-ce que ouais comment est-ce que les gens qui sont sur le terrain vivent ça est-ce qu'il n'y a pas de la fatigue qui s'accumule alors je me suis rendue dans une zone qui vient d'être évacuée où des pompiers travaillent d'arrache-pied. C'est une véritable lutte contre la montre.

Pour profiter de l'accalmie d'hier par exemple,

et ils ont réussi à fixer mais plus ou moins stabiliser donc à faire en sorte que les feux ne continuent pas à à gagner du terrain.

Donc on a un volontariat qui qui mérite et qui suscite vraiment le le respect.

Mais c'est ce que j'ai vu sur le terrain. Bien sûr, ils sont fatigués.

Bien sûr, ils sont éprouvés et bien sûr, il faudra en tirer les leçons.

Un de nos objectifs aussi au niveau européen, c'est de créer une une force européenne de pompiers. On a commencé cet été.

En juin, nous avons entraîné des pompiers, des jeunes sapeurs-pompiers qui se sont rassemblés à Varsovie.

Et on veut augmenter cela évidemment, on veut créer mon c'est un de mes objectifs.

Une sorte d'Erasmus plus aussi pour les les jeunes citoyens qui voudraient s'engager savoir quels sont les gestes qui sauvent qu'est-ce qu'il faut faire en cas de de départ d'un nouveau brasier et cetera parce qu'on a vu énormément de de citoyens prêter main-forte mais après ils doivent se sign- signaler ils doivent entrer dans un mécanisme parce que sinon ils mettent leur propre vie en danger et ça engage la responsabilité des forces de l'ordre.

Il y a une différence entre Rescue pardon il y a une différence entre Rescue et le le prépositionnement mais du coup là non il y a des pompiers qui sont prépositionnés à la base et Rescue c'est vraiment le ensuite lorsqu'on a besoin de renfort. Comment jusqu'à quand ça va durer?

Combien de personnes peuvent être mobilisées au total alors les forces prépositionnelles.

C'était prévu donc elles continuent, on les redéploie par exemple, nous avons des Slovaques qui arrivent le 1er août ici en Gironde,

c'était prévu mais on a aussi des Romain qui ont été en pyrénées-orientales et qu'on a repositionnés dans le Var où il y a des incendies.

Donc on a un prépositionnement qui est extrêmement agile.

On va tirer de nouveau les leçons pour avoir plus d'agilité.

On a ouvert un hub à Chypre en mai.

Un centre d'entraînement et avec des moyens aériens qui ont été prépositionnés à Chypre.

Ca n'existait pas jusqu'au mois de mai dernier. Maintenant, on a une demande de l'Espagne.

On va voir comment on va gérer cette demande.

S'il faudrait ouvrir un nouveau hub avons-nous les moyens de nouveau, ça demande des moyens financiers.

Pour ça, on dépend aussi de la volonté des Etats membres. Est constamment sous tension en ce moment.

Comment vous avez arrivé à gérer les demandes?

Qui viennent des pays différents entre la France et l'Espagne. Le mécanisme est assez complexe.

En fait, il faut savoir qu'on a différentes couches.

On a d'abord un mécanisme de poule européen avec des moyens qui sont certifiés par l'Union européenne,

qui sont mis à disposition par les 37 États membres, 2710 donc ça c'est volontaire.

On leur demande avez-vous des moyens à mettre à la disposition. La Turquie par exemple. A mis des moyens de façon volontaire.

Une fois que ces moyens sont mis à disposition, par exemple de la France,

nous prenons en charge jusqu'à 75 % du remboursement de ces moyens.

C'est quand même l'Union européenne en backup qui rembourse.

Et puis s'il n'y a pas de moyens disponibles à travers les 37,

là on va puiser dans nos propres stratégies dans notre propre réserve stratégique.

Et donc là, on a nos 22 avions.

Plus 5 hélicoptères, plus les moyens terrestres, plus les pompiers prépositionnés.

Pas de du monde de Portugal dans ce moment. Alors là, vous me posez une colle.

Non Claire cette année, cette année, on n'a pas de demande du Portugal, mais on a des pompiers prépositionnés.

Oui, bien sûr, pour le terrain au Portugal, acer,

on a des pompiers prépositionnés au Portugal, c'est prévu dans. Le mécanisme depuis le mois de juin.

Mais on n'a pas de demande de rescue du Portugal.

Ce qu'on sait, c'est que la vague de chaleur se dirige maintenant vers le Portugal, mais aussi vers la Hongrie et la Slovaquie.

On tient ça à l'oeil. Merci, merci, merci. Merci.

Merci, merci à vous. Merci pour votre intérêt.

Media information
ID I-293287
Date 30/07/2026
Duration 20:29
Languages Original
Personalities Hadja Lahbib
Location Mérignac
Institution European Commission
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